De nos envoyés spéciaux

La CGT et son journal, la Nouvelle Vie Ouvrière, sont présents dans la caravane du Tour de France au contact des centaines de milliers de spectateurs de la Grande Boucle à bord de trois voitures. Michel Scheidt, journaliste, et Maurice Marion, militant CGT de la fédération CGT des Mines et de l'Energie, vont animer ce blog et faire partager leurs rencontres avec les salariés en lutte qui vont s'exprimer à l'occasion de ce grand rendez-vous sportif et populaire.

vendredi 24 juillet 2009

Vivre et travailler en Ardéche


Aubenas le 24 juillet

L'étape Bourgoin Jallieu/Aubenas s'est couru sous la chaleur. Normal en cette saison et en cette région. Les 35° affichés par le thermométre n'ont pas empêchés les militants et les salariés de la région de manifester leur angoisse lors du passage du Tour. Ainsi, à Saint Julien d'Alban, en Ardéche, les salariés de l'entreprise Simmons exprimaient leur colére à l'encontre d'une mesure de 91 licenciements prise par l'actionnaire du groupe qui a décidé de délocaliser la production de matelas dans l'Aube. Une mesure prise uniquement pour mieux rentabiliser les actions de l'entreprise. 91 drames humains pour ces salariés dans une région déjà sinistrée. Ils ont symboliquement distribués 91 croix au public.
Raymond Poulidor leur a exprimé sa solidarité en dédicacant une de ces croix.

PLus loin, à Privas, ce sont des dizaines de militants de la CGT qui exprimaient, devant l'hôpital de la ville menacé, leur exigence du maintien des services publics dans le département. Education, poste, transports, hôpitaux ...sont lourdement atteints par les suppressions, les privatisations et les réorganisations. Dans un tract largement diffusé au public présent avant le passage de la course, la CGT d'Ardéche a demandé un moratoire sur toutes les décisions de réorganisations départementales des services publics, le temps d'une véritable évaluation des besoins et d'une vraie définition des missions. Elle appelle les fonctionnaires, les usagers et les élus locaux à se mobiliser dés la rentrée pour éviter tout passage en force des projets de casse des services publics.